La brutalité photographiée

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La photographie révèle un regard qui montre l’historicité des représentations de la violence. Dans le premier quart du XXe siècle, la tuerie que notre société s’applique à dissimuler derrière des murs et des euphémismes, n’est encore qu’une pratique commune qui ne pose pas de problème de conscience. Théophile Magné, artisan passionné de techniques, a voulu immortaliser la tuerie, en lui ajoutant le piment de la féminité. Emile Establet, paysan de la plaine comtadine, confronté à la Grande Guerre, voit la violence d’un autre œil. Elle est avant tout désolation et tristesse. Les terres sont ravagées, les hommes morts ou blessés. Son appareil photographique en dit plus sur l’horreur de la guerre que son carnet, dans lequel il ne s’épanche pas.

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