Bibliodiversité et accès ouvert

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A l’heure du cloud, du software as a service (SAS), du big data et des géants mondiaux du numérique, il semble impossible d’éviter le débat sur les iniatives européennes en matière d’infrastructures numériques de recherches. Dans ce domaine, la prise de conscience date de 2006 et a été… américaine[2]. Depuis, elle s’est étendue à des acteurs européens, notamment à travers la feuille de route ESFRI[3], qui a introduit le numérique dans son agenda. Se pencher sur la situation des sciences humaines et sociales (SHS) dans ce domaine revient à constater une modestie des moyens mobilisés, qui reste hors de proportion des enjeux scientifiques mobilisés. La lecture du Strategy report on research infrastructures (2010) est, à ce titre, particulièrement éclairante. En se concentrant sur les coûts de construction des infrastructures européennes ESFRI toutes disciplines confondues, on constate que les SHS représentent seulement 1% de ce coût[4]. Or, les enjeux de construction, de mobilisation et de réutilisation, d’interconnexion, de conservation, de diffusion et de valorisation des données, résultats et publications des SHS sont majeurs[5], tant d’un point de vue scientifique (mettre à profit le numérique pour augmenter le caractère cumulatif des résultats) que d’un point de vue sociétal. Ce n’est pas par hasard si H2020 identifie la culture comme une axe structurant de développement de l’Europe.

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